Particules fines (PM₁ – PM₂,₅ – PM₁₀)
Peut être mesuré avec :
✓ mesurable avec l’air‑Q basic, l’air‑Q pro, l’air‑Q science et l’air‑Q radon science.
Les air-Q avec un capteur pour Particules fines
Description :
Le terme « poussière » désigne un mélange physico-chimique complexe de particules liquides ou solides en suspension dans l’air. Celles-ci sont également appelées PM (de l’anglais : particulate matter) et, en général, particules.
Les particules de très petit diamètre, capables d’atteindre les bronches, sont appelées « particules fines », voire particules ultrafines. La composition varie considérablement selon les particules fines. Elles peuvent contenir aussi bien des matières organiques qu’inorganiques.
Les différentes tailles de particules, mesurables par exemple par l’analyseur d’air air-Q, sont désignées PM₁₀, PM₂,₅ ou PM₁.
Les particules fines ont un fort potentiel d’absorption pour les substances traces gazeuses. Ainsi, des polluants à points d’ébullition relativement élevés (par ex. pesticides et plastifiants) s’accumulent très facilement sur les particules fines et augmentent le risque pour la santé lié à la respiration d’un air contaminé par ces particules.
Valeurs limites pour PM₁, PM₂,₅ et PM₁₀ :
Comme la nocivité des particules fines dépend de leur taille, différentes valeurs limites ont été établies. En général : plus les particules fines sont petites, plus elles peuvent pénétrer profondément dans les poumons et le système sanguin. Cela accroît leur dangerosité pour l’être humain.
Pour les particules fines PM₁₀ (dont les particules sont inférieures à 10 µm), l’Office fédéral de l’environnement fixe pour l’air extérieur une valeur limite journalière de 50 μg/m³ et une moyenne annuelle de 40 μg/m³. La valeur limite journalière ne peut être dépassée que 35 jours par an.
Les particules fines plus petites peuvent pénétrer encore plus profondément dans les voies respiratoires. Ainsi, depuis 2015, pour les particules fines PM₂,₅ (particules de diamètre inférieur à 2,5 μm), la valeur limite annuelle de 25 μg/m³ fixée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’air extérieur s’applique également comme valeur d’évaluation dans les espaces d’habitation.
Jusqu’à présent, il n’existe pas de méthodes de mesure standardisées pour les particules fines encore plus petites de la catégorie PM₁ ; il n’existe donc pas encore de valeur limite légale pour ces particules particulièrement dangereuses — car atteignant à 100 % les alvéoles pulmonaires. Ces particules si petites sont également appelées particules ultrafines.
| Désignation | PM 1 | PM 2,5 | PM 10 |
| Valeur limite journalière Office fédéral de l’environnement | - | 25 µg/m³ | - |
| Valeur limite journalière Office fédéral de l’environnement | - | - | 50 µg/m³ |
| Valeur limite annuelle Office fédéral de l’environnement | - | 25 µg/m³ | 40 µg/m³ |
Conséquences d’une concentration trop élevée :
L’évaluation précise des effets sur la santé des particules fines est difficile en raison de leur composition hétérogène. Toutefois, on part en principe du fait que les particules fines nuisent à la santé. Contrairement à d’autres polluants, il n’existe pas de véritables valeurs limites en dessous desquelles aucun effet sur la santé ne serait à prévoir pour les particules fines — même la plus petite quantité est considérée comme nocive.
Indépendamment du type de particules fines, celles-ci irritent les voies respiratoires et peuvent y provoquer des modifications inflammatoires. Selon leur composition, les polluants liés aux particules fines peuvent provoquer des réactions allergiques ou, comme par exemple la poussière de charbon, détruire les alvéoles pulmonaires.
Les particules les plus petites en particulier peuvent, via les alvéoles pulmonaires, atteindre également la circulation sanguine et ainsi affecter durablement le système cardiovasculaire. Certaines substances peuvent en outre augmenter le risque d’infarctus (par ex. les particules fines soufrées) ou avoir un effet cancérigène (par ex. l’amiante).
En outre, une irritation des muqueuses des yeux, du nez et de la gorge peut survenir. Une atteinte du système nerveux central ne peut pas non plus être exclue.
Origine des particules fines :
Les émissions naturelles (issues par exemple de l’érosion des sols, des mers, des volcans, des feux de forêt et de brousse) ainsi que les particules biogènes (par ex. virus, spores de champignons et de bactéries, pollens, excrétions d’acariens) sont considérées comme des sources particulièrement fréquentes de particules fines. La pollution atmosphérique d’origine humaine reste toutefois sans aucun doute la cause principale des particules fines.
Dans l’air extérieur, les particules fines proviennent principalement des émissions des installations industrielles, des centrales électriques et de la circulation routière. L’élevage agricole génère également une quantité considérable d’ammoniac, qui forme des particules fines dans l’atmosphère après des réactions chimiques. Les chauffages au bois dans les zones habitées contribuent, par temps froid, à la pollution de l’air par les particules fines.
Par les fenêtres ouvertes et via les chaussures et les vêtements, ces polluants peuvent également pénétrer à l’intérieur et donc dans l’air ambiant, affectant la qualité de l’air. Par ailleurs, les bougies, la fumée de tabac, les cheminées ouvertes ainsi que la cuisson et la friture contribuent également à la pollution par particules fines.
De plus, des allergènes d’animaux domestiques et des produits chimiques provenant de tapis et de meubles peuvent s’accrocher aux particules fines. Ces dernières peuvent également pénétrer dans l’air intérieur lors de l’aspirateur ou via des appareils de bureau comme les imprimantes, photocopieurs et ordinateurs.
Capteur utilisé :
Les particules fines sont mesurées par diffusion optique. Une LED infrarouge et un détecteur sont séparés par une paroi et ne se « voient » jamais directement. Ce n’est que lorsqu’une particule fine apparaît dans la lumière de la LED que le détecteur perçoit un éclat. Le capteur compte ces éclats et, selon leur intensité, détermine s’il s’agit d’une grande particule (lumineux, PM₁₀) ou d’une très petite particule (sombre, PM₁).
L’avantage du capteur utilisé est sa très bonne précision de mesure, comparable à celle de compteurs de particules très coûteux. L’inconvénient de ce principe de mesure est une sensibilité croisée à la vapeur d’eau ou au brouillard. Ces fines gouttelettes d’eau produisent elles aussi un éclat en cas d’humidité relative très élevée (> 90 %) et sont alors comptées comme des particules fines.
Mesurer PM₁, PM₂,₅ et PM₁₀ :
Pour identifier les causes de concentrations dangereusement élevées de particules fines dans l’air intérieur, un détecteur d’air intérieur comme l’air-Q, capable de mesurer différentes tailles de particules fines (PM₁, PM₂,₅ et PM₁₀), est d’une grande aide. L’analyseur d’air peut être commandé dans la boutique en ligne.
Autres valeurs mesurées / capteurs