Valeurs limites de NO₂ expliquées brièvement : que s'applique dans quelle situation ?
Le débat sur la qualité de l'air et les valeurs limites de polluants appropriées ne faiblit pas. Outre le CO₂ et les particules fines, le dioxyde d'azote (NO₂) est particulièrement au centre de l'attention. Mais les valeurs limites existantes déroutent citoyens et experts – quelles valeurs limites existe-t-il, et laquelle s'applique dans quelle situation ?
Valeurs limites de NO₂ : que s'applique sur le lieu de travail ?
La valeur limite de l'UE est de 40 µg en moyenne annuelle, tandis que la valeur limite dite « valeur limite sur le lieu de travail » est fixée à 950 µg par m³. Cependant, en ce qui concerne spécifiquement la qualité de l'air sur le lieu de travail, il existe d'innombrables malentendus qu'il convient d'expliquer. La base est la valeur dite MAK (abréviation de « concentration maximale sur le lieu de travail »), qui est une recommandation scientifique de la Deutsche Forschungsgemeinschaft (fondation allemande pour la recherche). Elle correspond également à la valeur limite sur le lieu de travail pour le NO₂ (AGW), fixée par le règlement allemand sur les substances dangereuses.
Cette AGW s'applique aux postes de travail dans l'artisanat et l'industrie, où des valeurs de NO₂ élevées (en savoir plus sur la valeur mesurée dioxyde d'azote) sont attendues en raison des conditions spécifiques sur place. Et : la concentration maximale recommandée sur le lieu de travail se base sur un adulte en bonne santé.
L'AGW se base sur une exposition moyenne permanente au dioxyde d'azote de huit heures par jour, cinq jours par semaine. Cette valeur décrit la concentration pour laquelle on ne s'attend ni à des dommages aigus ni à des dommages chroniques. Pour le dioxyde d'azote, la valeur limite sur le lieu de travail est de 950 µg/m³.
Un dépassement de 8 fois cette valeur n'est autorisé que quatre fois par équipe et pour une durée de 15 minutes. Ces valeurs limites élevées ne sont toutefois tolérées que parce que les personnes sont régulièrement soumises à des examens de santé, que cette exposition est limitée à 40 heures par semaine maximum et que – surtout – elles font l'objet d'un suivi médical continu.
En dehors de ces postes de travail spécifiquement réglementés, aucune valeur limite spécifique pour le NO₂ n'a été fixée. En général, il va de soi que l'air dans les locaux de travail doit être sans danger pour la santé et disponible en quantité suffisante. Cela correspond généralement à la qualité de l'air extérieur. Ainsi, pour une personne travaillant par exemple dans un bureau ou depuis chez elle, ce sont jusqu'à présent les valeurs limites définies par l'Office fédéral allemand de l'environnement (Umweltbundesamt) pour l'air extérieur qui s'appliquent. L'OMS recommande également 40 µg/m³ comme valeur indicative pour l'air intérieur.

Cependant, fin 2018, le comité allemand des valeurs indicatives pour l'air intérieur (AIR) a publié des valeurs indicatives révisées pour la concentration de dioxyde d'azote, tant pour les locaux privés que professionnels. Sur une période de mesure d'une heure, la valeur de précaution (valeur indicative de courte durée I) de 80 µg/m³ s'applique dans le cadre d'une protection sanitaire préventive. À partir d'une concentration de 250 µg/m³, c'est la valeur de danger (valeur indicative de courte durée II) qui devient pertinente, à partir de laquelle la santé est très probablement affectée.
Les valeurs limites en vigueur pour l'air extérieur
Depuis le 1er janvier 2010, les valeurs limites de dioxyde d'azote fixées par l'Union européenne s'appliquent à l'air extérieur. On distingue ici trois valeurs : la valeur moyenne annuelle, la valeur horaire et le seuil d'alerte.
La valeur légale d'immission a été fixée à 40 µg/m³ en moyenne annuelle, afin de protéger la santé des personnes. Cette valeur, déterminée par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), tient particulièrement compte des groupes de personnes sensibles comme les enfants, les seniors, les femmes enceintes et les personnes déjà fragilisées par exemple par l'asthme et les allergies, qui sont exposées au polluant dioxyde d'azote vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

Par ailleurs, il existe depuis 2001 une valeur limite annuelle spéciale de 30 µg/m³ pour la protection de la végétation. Pour une période de mesure d'une heure, une concentration maximale de dioxyde d'azote de 200 µg/m³ s'applique. Pour protéger la santé humaine, celle-ci ne peut être dépassée plus de 18 fois par année civile.
De plus, un seuil d'alerte de 400 µg/m³ a été fixé pour le dioxyde d'azote. Si cette valeur est mesurée comme moyenne horaire pendant trois heures consécutives, des mesures étatiques doivent être engagées immédiatement.