Qualité de l’air

Comment la poussière du Sahara et d'autres changements saisonniers influencent-ils la qualité de l'air et la santé ?

Même à des milliers de kilomètres du désert africain, nous ressentons les effets de la poussière du Sahara. Chaque année, cette fine poussière atteint l'Allemagne via les courants aériens. Elle y influence la qualité de l'air et affecte notre santé. Découvrez dès maintenant quels effets sur la santé menacent et ce que vous pouvez faire contre cela.

Route autour de laquelle s'organisent les saisons
Undine Jaehne

La poussière du Sahara au-dessus de l'Allemagne : affecte-t-elle la qualité de l'air dans les logements allemands ?

Oui, la poussière du Sahara peut affecter la qualité de l'air dans les logements allemands, en particulier lorsque de grandes quantités de cette poussière sont transportées sur de longues distances par les conditions atmosphériques. Les effets peuvent varier selon la concentration de la poussière et la sensibilité individuelle. 

Charge en particules dues aux fines particules du Sahara

La poussière du Sahara est composée de fines particules qui pénètrent en intérieur lors de l'aération, par des fenêtres mal isolées ou par des portes ouvertes. En intérieur, les particules fines restent en suspension dans l'air, dégradent la qualité de l'air et peuvent être inhalées. Comme les particules ont un petit diamètre, elles atteignent les poumons lors de l'inhalation, puis passent dans la circulation sanguine et pénètrent ainsi plus profondément dans l'organisme. La poussière peut se déposer dans les poumons. Une concentration élevée de ces fines particules peut donc provoquer des troubles respiratoires et représente un risque particulier pour les personnes souffrant de maladies respiratoires telles que l'asthme, la BPCO ou les allergies.

Le sable du désert contribue également à la propagation de polluants. Ainsi, la poussière du Sahara peut également transporter des polluants et des allergènes tels que des bactéries, des spores fongiques et d'autres composés organiques. Cela peut déclencher ou aggraver des allergies et des problèmes respiratoires chez les personnes sensibles.

Les particules fines ne restent pas seulement en suspension dans l'air intérieur, elles se déposent également sur des surfaces telles que les sols, les meubles ou les fenêtres. Outre l'encrassement des pièces et le besoin de nettoyage accru qui en résulte, cela entraîne une remise en suspension de la poussière lors du nettoyage ou des déplacements.

Quels changements saisonniers, outre la poussière du Sahara, influencent la qualité de l'air ?

Outre la poussière du Sahara, divers changements saisonniers peuvent influencer la qualité de l'air. Les causes de ces changements sont souvent des phénomènes naturels. Selon la saison, ce sont donc différents polluants qui influencent davantage la qualité de l'air.

Graphique des saisons et des facteurs pouvant influencer la qualité de l'air
Selon la saison, différents facteurs influencent la qualité de l'air

De manière générale, les conditions météorologiques telles que la direction et la vitesse du vent contribuent également à la manière dont les polluants se propagent et se répartissent dans l'air ambiant. Pendant la saison chaude, des vents plus forts peuvent contribuer à diluer et à éliminer plus rapidement les polluants. Pendant les mois d'hiver froids, en revanche, les couches d'air sont plus stables et les polluants peuvent rester plus longtemps dans l'air.

Ces composants de l'air influencent la qualité de l'air au printemps

Pollinisation

Pendant les mois de printemps et d'été, la concentration de pollen dans l'air augmente. Les graminées et autres pollens déclenchent chez les personnes sensibles des réactions allergiques telles que des troubles respiratoires, en particulier chez les personnes souffrant de rhume des foins ou d'autres allergies.

Dans notre article « Allergie au pollen et rhume des foins : définition, diagnostic, symptômes, traitement », nous expliquons comment se développe le rhume des foins et quelles mesures peuvent apporter un soulagement

Changements météorologiques 

Des variations soudaines de température, une humidité de l'air élevée ou des conditions météorologiques très changeantes peuvent entraîner des troubles respiratoires chez certaines personnes. 

Ces composants de l'air influencent la qualité de l'air en été 

Formation d'ozone et autres facteurs liés à la météo

Pendant les mois d'été, de l'ozone troposphérique peut se former, en particulier lors de fortes températures et d'ensoleillement. L'ozone est un gaz irritant pouvant provoquer des problèmes respiratoires. Outre l'enrouement, la toux et la bronchite, une charge élevée en ozone menace de provoquer les symptômes suivants : maux de tête et nausées, yeux irrités, qui démangent et/ou larmoyants, saignements de nez, manque de concentration, baisse des performances ainsi que fatigue.

D'autres changements de situation météorologique, comme les inversions thermiques en hiver, peuvent également entraîner une mauvaise qualité de l'air, car les polluants restent alors piégés près du sol et peuvent s'y accumuler.

Activités agricoles

Au printemps et en été, l'activité agricole augmente, y compris l'utilisation d'engrais et de pesticides. Ceux-ci peuvent entraîner des concentrations accrues d'ammoniac et d'autres polluants atmosphériques, qui pénètrent en intérieur par l'aération.

Feux

Pendant les mois d'été secs, de grandes quantités de fumée et de particules fines peuvent être libérées dans l'air, ce qui peut influencer la qualité de l'air sur de vastes zones. Cette pollution peut être déclenchée par des activités naturelles ou humaines : incendies de forêt, combustion de déchets verts ou barbecues plus fréquents.

Ces composants de l'air influencent la qualité de l'air en automne et en hiver

Combustion de bois et autres processus de combustion

Pendant les mois plus froids, les poêles à bois et les cheminées sont davantage utilisés, ce qui peut entraîner une charge accrue en particules fines dans l'air. En particulier lorsque les cheminées et poêles fonctionnent mal ou ne sont pas suffisamment entretenus, une pollution de l'air intérieur est à craindre.

Circulation et gaz d'échappement

La circulation est, tout au long de l'année, une source importante de polluants atmosphériques. Cependant, des changements saisonniers, comme les déplacements accrus pendant les vacances ou les embouteillages en été, peuvent affecter encore davantage la qualité de l'air. La pollution due aux gaz d'échappement est particulièrement élevée en hiver, lorsque les personnes utilisent davantage la voiture comme moyen de transport.

La circulation libère dans l'air une multitude de polluants tels que le dioxyde d'azote (NO₂), le monoxyde de carbone (CO), les particules fines (PM), l'ozone (O₃) et le dioxyde de soufre (SO₂). La circulation contribue en outre à la libération dans l'air de métaux lourds tels que le plomb (issu de l'essence) et le cuivre (issu des plaquettes de frein), qui peuvent causer des problèmes environnementaux et sanitaires.

Émissions industrielles

L'activité des installations industrielles et des centrales électriques peut varier selon la saison, ce qui fait également fluctuer les émissions de polluants atmosphériques. Pendant les mois d'hiver froids, par exemple, les besoins en énergie de chauffage augmentent, ce qui peut entraîner une utilisation accrue de combustibles dans les installations industrielles et les centrales électriques, et ainsi des émissions accrues de polluants tels que le dioxyde de soufre (SO2), les oxydes d'azote (NOx) et les particules fines. Les conditions météorologiques hivernales, telles que les couches d'air stables (situations d'inversion), peuvent également entraîner un séjour plus long des polluants dans l'air et leur accumulation.

Que peut-on faire contre les effets sur la santé de la poussière du Sahara et d'autres changements saisonniers ?

Ces changements saisonniers montrent à quel point les facteurs influençant la qualité de l'air sont variés. Il est donc recommandé de surveiller l'air intérieur, afin d'identifier d'éventuels effets sur la santé et de prendre des mesures efficaces pour préserver la qualité de l'air. Pour minimiser les effets de la poussière du Sahara ainsi que d'autres influences saisonnières sur la qualité de l'air dans les logements allemands, les mesures suivantes peuvent être prises :

  • Aérer régulièrement pour renouveler l'air intérieur et réduire la concentration de particules.
  • Analyse de l'air au moyen d'un appareil de mesure de l'air comme l'air-Q.
  • Utilisation de filtres à air ou de purificateurs d'air pour réduire la charge en particules en intérieur.
  • Nettoyage régulier des surfaces pour minimiser l'apport de poussière.

Les personnes sensibles devraient prendre des précautions particulières pendant les périodes de forte concentration de poussière du Sahara, comme fermer les fenêtres et utiliser des filtres à air. Une analyse constante de l'air est ici recommandée. Si l'appareil de mesure indique une augmentation des particules fines et émet une alerte, vous pouvez réagir et fermer les fenêtres. Vous réduisez ainsi la charge.

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Résumé

La poussière du Sahara affecte-t-elle la qualité de l'air dans les logements ?
Oui, la poussière du Sahara peut dégrader la qualité de l'air en intérieur. Les fines particules pénètrent en aérant, par des fenêtres mal isolées ou des portes ouvertes, restent en suspension dans l'air et peuvent être inhalées.
Pourquoi les fines particules du Sahara sont-elles préoccupantes pour la santé ?
- Pénètrent profondément dans les poumons → peuvent provoquer des problèmes respiratoires - Peuvent transporter des polluants et des allergènes → potentiellement nocives pour les personnes allergiques et asthmatiques - Se déposent sur les surfaces → augmentent le besoin de nettoyage et la remise en suspension de poussière
Quels facteurs saisonniers influencent en outre la qualité de l'air ?
Selon la saison, différentes influences peuvent dégrader l'air : le printemps et l'été apportent pollens, formation d'ozone et davantage de fumée liée aux feux de forêt ou aux barbecues. En automne et en hiver, on observe davantage de fumée de cheminée et de poêle à bois, une circulation accrue et davantage d'émissions industrielles.
Comment peut-on se protéger durablement ?
La poussière du Sahara est un facteur de pollution atmosphérique naturel, mais non sans danger. Avec une aération adéquate, une purification de l'air et une surveillance des taux de particules fines, la charge en intérieur peut être nettement réduite.