4 astuces contre l'humidité dans le logement : ce que les locataires doivent savoir
L'humidité dans le logement peut entraîner de la moisissure et des problèmes de santé. En tant que locataire, vous êtes tenu de prévenir la formation de moisissure dans le logement – mais parfois l'humidité provient de la structure du bâtiment. Nous expliquons comment réduire l'humidité, prévenir la moisissure et prouver que vous avez respecté vos obligations de prévention.
Dans cet article, vous trouverez les contenus suivants :
- Causes d'une humidité excessive dans le logement et astuces de prévention
- Humidité dans le logement : obligations des locataires en matière de prévention de la moisissure
- Moisissure malgré le chauffage et l'aération ? Comment vous protéger face au bailleur !
Causes d'une humidité excessive dans le logement et astuces de prévention
L'humidité de l'air dans les pièces à vivre influence à la fois notre bien-être général et la préservation de la structure du bâtiment. Un niveau d'humidité approprié est indispensable pour un climat intérieur confortable et sain. Cependant, une humidité de l'air trop élevée en intérieur peut non seulement entraîner un inconfort, mais aussi causer toute une série de problèmes. Nous montrons ci-dessous comment se forme cette accumulation d'humidité indésirable.
#1 Aérer et ventiler
La principale cause d'une humidité accrue dans les pièces est l'accumulation d'humidité dans l'air. Cela s'explique par des activités qui produisent de la vapeur d'eau, comme cuisiner, prendre un bain, se doucher ou faire sécher du linge. L'humidité pénètre également dans la pièce via l'air respiré lors de l'expiration, ce qui fait augmenter l'humidité de l'air. Les pièces humides comme la cuisine et la salle de bain sont donc particulièrement concernées, mais aussi la chambre à coucher ou le salon (si vous y faites sécher du linge). Partout où se trouvent de nombreuses personnes, l'humidité de l'air augmente. Pour savoir comment le nombre de personnes dans une pièce influence l'humidité de l'air, consultez notre test pratique sur l'humidité de l'air.
La solution : aérer régulièrement, surtout après la douche ou la cuisine. Pour un échange d'air efficace, l'aération par à-coups est idéale. Ouvrez grand les fenêtres, plutôt que de simplement les entrebâiller, afin d'évacuer l'air humide vers l'extérieur et de faire entrer de l'air sec. En hiver, nous recommandons une aération par à-coups de 5 à 10 minutes, chauffage éteint. Il est important de tenir compte de toutes les pièces et de permettre une aération croisée. Ouvrez des fenêtres opposées pour garantir un échange d'air rapide.
Conseil de lecture : dans notre article séparé « Bien aérer : les meilleures astuces », découvrez comment bien aérer.

#2 Contrôle de la température ambiante et de l'humidité de l'air
Les pièces non chauffées peuvent favoriser la condensation, car les surfaces froides font condenser l'humidité de l'air. Vous devriez donc, même dans les pièces inutilisées comme la chambre à coucher, veiller à une température ambiante constante, les chauffer occasionnellement et les aérer régulièrement. Dans les autres pièces également, il convient de garantir une température adéquate afin d'éviter les ponts thermiques.
Des murs ou surfaces humides résultent souvent d'une circulation d'air entravée. L'absence d'espace entre les grands meubles comme les armoires ou les ensembles de canapés empêche l'échange d'air entre le meuble et le mur : de l'humidité stagnante se forme et ne peut sécher que très lentement, voire pas du tout.
Pour savoir quelle est la température et l'humidité de l'air dans la pièce, une mesure de l'air est utile. Avec un appareil de mesure de l'air comme l'air-Q, vous détectez les valeurs mesurées pertinentes et recevez un avertissement lorsque ces valeurs limites sont dépassées. Vous pouvez ainsi aérer selon les besoins et économiser de l'énergie de chauffage, car vous ne renouvelez l'air intérieur que lorsque c'est réellement nécessaire.
Restez toujours bien informé·e, pour une vie saine
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#3 Utilisation de déshumidificateurs
Surtout en automne et en hiver, l'humidité de l'air augmente en raison des conditions météorologiques et des précipitations accrues. Utilisez si nécessaire un déshumidificateur pour maintenir l'humidité de votre logement dans une plage acceptable. Cela est particulièrement utile dans les caves ou salles de bain, où l'humidité stagnante est plus fréquente. Idéalement, connectez le déshumidificateur à l'air-Q via un système domotique. Vous pouvez ainsi n'activer le déshumidificateur que lorsque la mesure l'exige réellement, et économiser de l'énergie. Pour savoir à quels standards domotiques l'air-Q peut s'intégrer, consultez cette page.
Si vous ne souhaitez pas de déshumidificateur, vous pouvez aussi placer une petite coupelle de granulés qui absorbe l'humidité et la retire ainsi de l'air ambiant. Veillez simplement à la remplacer ou à la faire sécher lorsqu'elle est saturée. Outre les granulés déshumidifiants au chlorure de calcium, le sel ainsi que le riz ou les coussins déshumidifiants conviennent également.
#4 Le bon choix de plante d'intérieur
Certaines plantes d'intérieur ont besoin de beaucoup d'eau. Vous les arrosez donc plus fréquemment. Les plantes absorbent cette eau d'arrosage, mais l'évaporent ensuite par leurs feuilles. L'humidité retourne ainsi dans la pièce. C'est pourquoi nous recommandons, pour les pièces déjà naturellement humides, des plantes qui nécessitent moins d'eau d'arrosage. Des plantes comme la sansevière, l'aloe vera ou les succulentes sont idéales ici.
Humidité dans le logement : obligations des locataires en matière de prévention de la moisissure
Éviter la moisissure dans les logements loués est important non seulement pour préserver la structure du bâtiment, mais aussi pour la santé et le bien-être des occupants. En effet, la moisissure peut entraîner des problèmes de santé tels que des maladies respiratoires et des allergies, altérant ainsi considérablement la qualité de vie. C'est pourquoi, dans de nombreux pays, les locataires sont légalement tenus de prendre certaines mesures de prévention de la moisissure. En tant que locataire, vous devez vous assurer de respecter les règles et prescriptions de prévention et de lutte contre la moisissure fixées dans votre contrat de location. Il s'agit généralement de :
Pas de source d'humidité excessive
Il convient d'éviter les activités générant une humidité inutile, comme faire sécher du linge sans aération suffisante.
Aération
Une aération régulière doit permettre de maintenir un faible niveau d'humidité.
Signalement des dommages
En tant que locataire, vous êtes tenu d'informer le bailleur de tout dégât des eaux potentiel ou problème de moisissure, afin qu'il puisse y être remédié.
Nettoyage régulier
Les locataires doivent maintenir le logement propre, en particulier dans les pièces où l'humidité est plus fréquente, comme les salles de bain ou les cuisines.
Moisissure malgré le chauffage et l'aération ? Comment vous protéger face au bailleur !
Vous respectez correctement les obligations de prévention de la moisissure, ainsi que le chauffage et l'aération ? Alors la cause de l'humidité élevée peut aussi résider dans la structure du bâtiment, par exemple si les constructions neuves n'ont pas été suffisamment séchées avant l'emménagement, ou si la maison dispose simplement d'une mauvaise isolation. Dans ces cas, vous pouvez prouver, grâce à l'appareil de mesure de l'air air-Q, que vous avez rempli vos obligations. L'appareil enregistre en continu l'analyse de l'air, la documente dans l'application web et met les données à votre disposition sous forme de graphiques. Vous pouvez ainsi prouver que vous avez respecté, dans votre logement, la température fixée dans le contrat de location pour chaque pièce ainsi que les intervalles d'aération.