Qualité de l’air

Qualité de l'air intérieur dans la maison et le logement - ce à quoi il faut prêter attention

La pandémie entraîne quarantaine, restrictions de contact et de sortie. Malgré l'arrivée du printemps, nous passons plus de temps dans nos logements et maisons – et devons veiller attentivement à rester performants et en bonne santé. Cet article donne des informations sur les sources de polluants existantes et sur l'amélioration de la qualité de l'air intérieur.

Facteurs de risque dans l'air intérieur
Maria Heß

Bien que la qualité de l'air s'améliore actuellement de manière généralisée grâce à une baisse du trafic et de la production industrielle, cela ne signifie pas qu'il y ait réellement moins de polluants dans l'air que nous respirons. L'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA) indique par exemple que la pollution de l'air intérieur (qualité de l'air intérieur) est deux à cinq fois plus élevée qu'en extérieur. Dans certains cas, selon l'EPA, la pollution de l'air intérieur dépasse celle de l'air extérieur d'un facteur 1 000.

C'est précisément pour cette raison qu'il est actuellement encore plus important que d'habitude de protéger soigneusement sa propre santé et de maintenir ses performances, malgré des possibilités de distraction plus importantes qu'au bureau par exemple.

Quels facteurs influencent la qualité de l'air en intérieur ?

La qualité de l'air intérieur est influencée par une multitude de facteurs différents. Parmi eux figurent notamment :

Concrètement, une humidité de l'air aussi bien trop élevée que trop basse peut avoir un effet négatif sur la santé et le bien-être des occupants. Une humidité trop élevée favorise la formation de moisissures et contribue à la prolifération des acariens. Une humidité trop basse, en revanche, irrite la peau, les muqueuses et les voies respiratoires, augmentant ainsi le risque d'infection.

Les COV constituent un facteur particulièrement important, car il existe dans les pièces une multitude de sources potentielles de dégazage : aussi bien les meubles, les peintures et les produits de protection du bois, que les colles, les désodorisants artificiels et toutes sortes de produits d'entretien émettent des substances organiques volatiles.

Parmi les COV les plus fréquemment libérés dans le foyer figurent :

  • Formaldéhyde : ce gaz âcre, souvent utilisé dans les matériaux de construction, se retrouve fréquemment dans les vernis pour sols, les peintures, les colles, les panneaux muraux et les plastiques.
  • Éthanol : ce liquide incolore, qui se mélange facilement aux composés organiques, se trouve souvent dans les nettoyants pour vitres, les produits pour lave-vaisselle et les lessives.
  • Benzène : ce liquide inflammable à l'odeur douce se trouve dans les peintures, les colles, les tapis et les émissions issues de la combustion d'essence.
  • Acétone : un composé organique limpide, fréquemment présent dans les dissolvants pour vernis à ongles, les cires pour meubles et les papiers peints.
  • Toluène : le toluène est un liquide limpide à l'odeur prononcée, souvent présent dans les peintures.
  • Butanol : un poison souvent présent dans les émissions des barbecues, des bougies allumées, des poêles et des cigarettes.

Comment améliorer durablement la qualité de l'air intérieur ?

La qualité de l'air intérieur dans la maison ou le logement peut normalement être facilement améliorée : l'essentiel est d'assurer un bon renouvellement de l'air. Pour cela, ouvrez largement les fenêtres plusieurs fois par jour, en créant idéalement un courant d'air. Si l'air extérieur est parfois fortement pollué (par exemple à cause du trafic pendulaire ou de la pollinisation), il convient de faire particulièrement attention au meilleur moment de la journée pour aérer. Vous pouvez également mesurer les polluants dans l'air pour obtenir une image plus précise de la situation. Le cas échéant, il est aussi possible d'ouvrir les portes des pièces plutôt que les fenêtres.

Selon la pièce concernée, différentes mesures peuvent en outre aider à améliorer la qualité de l'air :

  • Dans le salon, les odeurs désagréables ne devraient pas être masquées par des désodorisants artificiels, mais leurs causes devraient être éliminées. Beaucoup utilisent des bougies en paraffine pour embellir l'ambiance de leur logement, mais celles-ci sont fabriquées à partir de pétrole et contiennent de nombreux polluants. Une alternative plus respectueuse de l'environnement sont les bougies en cire de soja, de noix de coco ou d'abeille. Veillez également à choisir des mèches en coton ou en bois, qui brûlent sans suie.
  • Dans la chambre, il est important de laisser les animaux domestiques à l'extérieur, car ils peuvent perturber le sommeil et déclencher des allergies. N'oubliez pas que jusqu'à 1,5 million d'acariens peuvent vivre dans un lit. Passer régulièrement l'aspirateur sur le lit et changer fréquemment les draps sont donc conseillés. Pour un sommeil réparateur, la température ambiante devrait se situer entre 16 et 18 °C. Des températures trop élevées entraînent une agitation intérieure, tandis que des températures trop basses peuvent provoquer des difficultés d'endormissement.
  • Dans la cuisine, il convient d'ouvrir la fenêtre en cuisinant si aucune hotte aspirante n'est disponible. Concernant les produits d'entretien, vérifiez les ingrédients et privilégiez les produits adaptés aux allergiques et sans parfum, qui libèrent moins de composés organiques volatils. La prudence est également de mise pour les ustensiles de cuisine : de nombreux foyers utilisent des poêles avec un revêtement endommagé, qui peuvent libérer des substances toxiques en chauffant. Envisagez de les remplacer par des alternatives plus robustes en céramique.
  • Dans la salle de bains, les tapis de sol attirent les acariens, les moisissures et les bactéries. Il est donc préférable de se sécher directement dans la douche et d'attribuer à chaque membre de la famille sa propre serviette. Rangez le maquillage et les médicaments en dehors de la salle de bains, car une humidité et une chaleur élevées peuvent affecter leur conservation. Faites également attention ici au choix des produits d'entretien, car même des nettoyants inoffensifs peuvent, en combinaison avec d'autres, déclencher des réactions chimiques problématiques, comme les nettoyants pour toilettes et l'eau de Javel.

En général, il convient également de veiller à un bon renouvellement de l'air pendant le ménage. Au lieu d'utiliser des produits d'entretien en spray, on peut utiliser des produits liquides ou solides. Vérifiez toujours les ingrédients des produits d'entretien. Pour les produits signalés comme dangereux, il est important de suivre attentivement les instructions figurant sur l'emballage et de prendre les précautions correspondantes. Stockez idéalement les produits d'entretien dans des endroits peu fréquentés par les membres de la famille, comme les débarras ou les garages.

Des fournisseurs innovants comme everdrop proposent désormais des produits d'entretien sous forme de comprimés, afin de réduire les déchets plastiques grâce à des flacons réutilisables. Ces produits se distinguent souvent par des ingrédients plus durables et préservent l'environnement en réduisant les déchets.

De manière générale, il est conseillé de minimiser l'utilisation de tels produits d'entretien afin de protéger la qualité de l'air intérieur. Des remèdes maison éprouvés et respectueux de l'environnement, comme le savon noir, les savons durs traditionnels, le bicarbonate de soude ou le vinaigre blanc, peuvent souvent être tout aussi efficaces.

Grâce à toutes ces mesures, l'objectif « Un bon air intérieur » peut être atteint. Fidèle à la devise : un air inodore est l'air le plus sain.

Résumé

Pourquoi la qualité de l'air intérieur est-elle souvent moins bonne que l'air extérieur ?
Selon l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), la pollution de l'air intérieur peut être deux à cinq fois plus élevée qu'à l'extérieur. Dans certains cas, la pollution dépasse même la valeur extérieure d'un facteur 1 000. Cela s'explique par la multitude de sources qui libèrent des polluants en intérieur.
Que sont les composés organiques volatils (COV) et d'où viennent-ils ?
Les COV sont des substances chimiques qui s'évaporent dans l'air et sont souvent nocives pour la santé. Ils proviennent des meubles, des peintures, des colles, des produits d'entretien, des désodorisants et d'autres produits ménagers. Parmi les COV les plus fréquents figurent le formaldéhyde, le benzène et l'éthanol.
Comment peut-on améliorer la qualité de l'air intérieur ?
Une aération régulière est déterminante pour améliorer la qualité de l'air intérieur. Cela comprend l'ouverture des fenêtres plusieurs fois par jour, de préférence par beau temps. D'autres mesures dépendent de la pièce, comme l'utilisation de bougies respectueuses de l'environnement, le passage régulier de l'aspirateur sur les lits ou le remplacement des produits d'entretien.
Que faut-il prendre en compte dans la chambre pour améliorer la qualité de l'air intérieur ?
Les animaux domestiques devraient être tenus à l'écart de la chambre, afin d'éviter les allergies et de favoriser un sommeil réparateur. Passer régulièrement l'aspirateur sur les lits et changer fréquemment les draps aide également à améliorer la qualité de l'air. De plus, la température ambiante dans la chambre devrait se situer entre 16 et 18 °C.